urnes2Le calme (notion toute relative) est enfin revenu à Séoul ainsi que (on le suppose) dans les autres grandes villes sud-coréennes, qui ont connu ces dernières semaines l’effervescence de bruyantes campagnes précédant les élections des maires, préfets et autres représentants municipaux. Sur un total de 12 194 candidats, 3 867 seront aujourd’hui élus. A cette occasion, la journée a été chômée.

D’ores et déjà, il apparaît que le parti politique de l’actuel président, Roh Moo-hyun, ait été largement battu au profit de Han Nara (Grand Parti National), le parti de l’opposition dont le président n’est autre que Madame Park Geun-hye, fille aînée de l’ancien dictateur Park Chung-hee, assassiné en 1979. Le choix des coréens semble condamner l’apparente incapacité de l’actuel gouvernement à gérer les relations diplomatiques à l’international et notamment, la crise Irakienne (où la Corée du Sud ne représente pas moins que le troisième contingent de troupes après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne), ainsi que les affaires intérieures du pays, tel que le chômage pourtant en légère régression (de 3,9% en mars à 3,5% en avril - des chiffres qui peuvent faire rêver en France, mais qui sont néanmoins très préoccupants quand on sait qu'en Corée, le statut de chômeur ne donne accès à aucune aide de la part de l'Etat.)

Détail d'intérêt : des bulletins de vote en braille avaient été mis à la disposition des non-voyants.

Mise à jour du 02/06/2006 : démission hier de président du parti Uri (parti au pouvoir), suite à l'écrasante défaite de la veille.