L’annonce du lancement officiel du SNS (Social Networking System) Cyworld aux Etats-Unis est l’occasion de s’attarder sur un phénomène de société aux proportions ahurissantes. Lancé en Corée en 2001, ce service de minihompy (comprendre mini home-page), sorte de précurseur aux blogs « journaux intimes » d’aujourd’hui, comptait déjà un million de membres. Aujourd’hui, on avance le chiffre de 18 millions d’utilisateurs, soit un tiers de la population coréenne !

cyworldL’inscription exigeant le numéro d’identité unique à chaque citoyen de nationalité coréenne, ce service est difficilement accessible aux étrangers (à l’exception des pays ayant leur propre Cyworld tels que la Chine et le Japon). Une fois la procédure fastidieuse d’enregistrement terminée, on se retrouve dans son mini espace, illustré par une mini pièce habité par un mini-moi. Le succès financier de Cyworld repose essentiellement sur son système de micro-paiement permettant l’achat de « glands » (acorn, la monnaie Cyworld) nécessaires à l’acquisition du papier-peint, des meubles, des gadgets, de la garde-robe et des animaux de compagnie qui viendront agrémenter le mini appartement dans lequel évolue notre double virtuel.

Des outils « classiques » tels que forum, albums photos, liste d’amis et clubs sont également disponibles afin de faciliter le tissage de (cyber)liens entre les membres de cette méga-communauté. MySpace, principal concurrent de Cyworld aux Etats-Unis, offre à ses membres des outils similaires, à l’exception de ce « petit » plus qu’est la création d’une ambiance musicale et visuelle autour de son mini-avatar, et qui peut faire toute la différence. Seul risque : devenir un(e) cyholic.