Madame Choi

La Corée au quotidien...

29 septembre 2006

The King and The Clown

poster02Le KOFIC ayant rendu sa décision la semaine dernière, il ne nous reste plus qu’à patienter jusqu'au 23 janvier prochain – date de l’annonce officielle des films nominés pour la 79ème cérémonie des Oscars – pour savoir si The King and the Clown de LEE Joon Ik aura été retenu dans la catégorie Film Etranger. En attendant, retour sur ce film évènement qui, lors de sa sortie le 28 décembre 2005, a séduit près de 12 millions de spectateurs en seulement deux mois.

L’intrigue a pour toile de fond le règne mouvementé du roi Yeonsan (1476-1506), dixième monarque de la dynastie Joseon et auteur des deux premières purges de savants et érudits confucéens (en 1498 et 1502). Son despotisme, ses décrets obscurantistes et la violence de son tempérament, capricieux et grossier, le cristallisèrent dans l’histoire comme le pire des souverains ayant régné sur le royaume. Les annales de la dynastie, rédigées de façon impartiale par les historiographes de l’époque, se font cependant l’écho de son entichement pour l’un des baladins de sa cour. Cette prémisse inspira une pièce de théâtre, Yi, mettant en scène le roi Yeonsan, sa maîtresse Chang Nok Su et son bouffon favori, Gong Gil. Porté à l’écran, ce trio s’en est trouvé quelque peu bouleversé.

Le gracieux Gong Gil, comédien funambule dans une troupe de province, et dont les charmes king_clown02ne laissent pas insensibles les hôtes de leur spectacle, se voit souvent contraint de céder à leurs licencieuses avances, provoquant un jour la colère de son ami Jang Seng qui s’interpose. Un meurtre est commis et c’est la fuite irréfléchie. Cette échappée de la délivrance les mène à la capitale, où ils ont tôt fait se faire enrôler dans une nouvelle troupe. Parodier frondeur, Jang Seng se lance dans une mise en scène paillarde de la cour, personnifiant jusqu’au roi. Bien qu’au goût du public, connaisseur en matière de frasques royales, il déplaît aux officiels, prompts à les emprisonner et à les condamner. Jang Seng leur fait alors une proposition, le pari de la dernière chance mettant en jeu leur propre vie. Que le roi lui-même soit juge de leur spectacle. S’il lui déplaît, il pourra disposer de leur existence. Si en revanche, la pièce est à son goût… Et elle le sera, tout comme le jeune Gong Gil, dont les charmes ne passent pas inaperçus, même affublé d’un accoutrement grotesque. Le voici donc « invité » dans les appartements royaux, au grand dam de Jang Seng.

king_clown08Otages des humeurs d’un souverain sensible à leur divertissement tout autant qu’aux dénonciations implicites des pièces qu’on leur impose, nos ménestrels deviennent instruments de représailles et se retrouvent bien malgré eux au milieu d’une tourmente politique sans précédent, causant à leur insu l’exécution de conseillers royaux dissidents, ainsi que de certains membres de la famille royale, soupçonnés d’avoir empoisonné la mère biologique du monarque dément. Reléguée au second plan, la jalouse concubine, impuissante à maîtriser les élans de son volage souverain, s’emploie à de viles combines pour assouvir sa vengeance et causer la perte de son rival.

Riche en couleurs qui sont autant de nuances dans la palette des sentiments mis en scène, allant de la luxure à l’amitié, en passant par l’amour, cette fresque semi-historique évoque le destin parfois clément mais souvent cruel de ces comédiens itinérants qui, prisonniers de ce palais impitoyable, ne s’appartiennent plus. Marionnettes burlesques ou caricatures cinglantes, ils savent le prix de la liberté, ces danseurs de corde à qui l’on pardonne le verbe osé, tant qu’il est prononcé sous un masque peinturluré.

The King and The Clown (2005)
Titre original : 왕의 남자 (Le garçon du roi)
119 minutes
Réalisé par LEE Joon Ik
Avec GAM Wu Seong, JEONG Jin Young, LEE Jun Ki et GANG Seong Yeon
Bande-annonce:

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28 septembre 2006

L’automne au coin du bois…

automneLes feuilles ne valsent pas encore au bras du vent mais les soirées se rafraîchissant, les petites laines sont de sorties et cela est un signe qui ne trompe pas : la merveilleuse saison automnale est sur le point de revêtir sa fauve parure. De loin la plus belle saison du pays (devançant le printemps et ses tempêtes de sable, l’été poisseux et l’hiver… n’en parlons pas), l’automne est considéré par les coréens comme la saison du spleen masculin par opposition au printemps, saison de l’épanouissement féminin. Randonneurs professionnels, les coréens se lancent à cette époque à l’assaut de leurs sommets panachés, et notamment, de leur bien-aimé mont Sorak, troisième plus haute montagne du pays, qui se situe dans la province de Gangwon à l’Est.
Mais l’automne, c’est aussi des jours fériés : le 3 octobre est appelé Jour de Fondation en mémoire de la création de la nation coréenne par le légendaire Dangun (objet d’un autre billet). Quelques jours plus tard, du 5 au 7 octobre, les coréens se retrouvent en famille pour la plus grande fête de leur calendrier : Chuseok, une célébration dans l’esprit de Thanksgiving où l’on fête les récoltes et où l’on remercie nos ancêtres pour les bénédictions dont on a héritées. (Plein de travail billets en perspective donc…)

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26 septembre 2006

Exclamons-nous

De tous les termes exclamatifs illustrant la surprise, les suivants sont certainement parmi les récurrents et, si employés à bon escient, pourront contribuer à vous faire passer pour un(e) presque-vrai(e) coréen(ne) :

  • 이런, diminutif de la phrase 세상에 이런 일이qu’une telle chose (puisse exister) en ce monde…»), sous-entendant par là que le fait est de prodigieuse nature ;
  • 세상에, diminutif d’une phrase similaire 세상에 이럴수가 (« une telle chose en ce monde »), on n’en revient pas.

Dans un registre moins neutre, on peut exprimer son incrédulité teintée d’un certain désaccord avec le percutant ! qui peut être accompagné des suppléments suivants :

  • 기가막혀 (« ça m’en bouche un coin ! »)*
  • 어이가없네 (« c'est pas vrai... / j'hallucine. »)*
  • 말도안돼 (« c’est n’importe quoi. »)* - sans doute le plus populaire des trois.

Deni de garanties : Madame Choi précise que toutes ces expressions sont familières et qu'elles doivent donc être prononcées en adéquate compagnie, au risque de passer pour un mufle sans une once de savoir-vivre.

* Les traductions ne sont pas littérales mais reflètent une tentative de coller au plus près à l'esprit de l'expression coréenne. Toute (meilleure) proposition bienvenue...

Posté par madamechoi à 16:33 - Parlez-vous (bien) le Hangukmal ? - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 septembre 2006

Du wiki en veux-tu en voici

Grâce à ce merveilleux moteur open source intercommunautaire, les wikis (sites encyclopédiques auxquels n’importe qui peut contribuer) se multiplient, couvrant les sujets les plus variés. Sur le thème qui nous intéresse (la Corée) et sans vouloir encourager des infidélités au grand Wiki-je-sais-tout, deux wikis, rédigés en anglais, semblent se concurrencer : Galbijim, d’une part, dont les contributeurs travaillent actuellement sur un projet de livre collectif (ce qui expliquerait pourquoi le Featured article n’a pas changé depuis 2 mois), et Wikia Korea d’autre part, qui semble opter pour une approche plus terre-à-terre des situations auxquelles tout expatrié en Corée sera un jour ou l’autre confronté, avec des articles tels que Comment trouver un travail autre qu’enseignant ou encore Comment créer sa page Cyworld. Les expatriés français en Corée étant légions, la question qu’on est en droit de se poser : à quand un "wiki Corée" dans la langue de Molière ?

En attendant, on peut toujours aller compléter cette page sur Visoterra ou encore celle-ci sur Wikitravel, ou bien proposer d’héberger un bloggeur de passage dans notre péninsule (pas encore représentée) grâce au wiki dédié à la squatte planétaire Can I crash?

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22 septembre 2006

Notre moment de bonheur

happytimeS’il n’y a qu’un film à voir ce mois-ci, c’est bien celui-là. Inspiré d’un roman, entretemps devenu un best-seller, l’histoire est celle d’un rendez-vous. Hebdomadaire. Tous les jeudis. De 10H00 à 13H00. Entre une jeune femme de bonne famille, et un condamné à mort pour homicide. Pourquoi elle ? Et lui ? Tout les sépare, et pourtant… Au fil de leurs entrevues, ils tissent les traits qui relient leur point commun, cette pesante solitude, fardeau de tous les porteurs de pénibles secrets. Alors qu’ils attendaient la mort, qu’ils l’appelaient de tous leurs vœux, les voici sourire, pleurer, hurler, aimer… en un mot, revivre. Autant le malheur s’éternise, autant le bonheur semble furtif, s’enfuyant déjà alors qu’ils venaient à peine d’y goûter.

Loin de se confiner au mélodrame, ce film est également une réflexion sur le pardon et le devoir, aussi injuste soit-il. Témoins de confessions intimes, les gardiens en viennent à s’attacher, à questionner la légitimité de cette peine capitale, à regretter ce geste qui met brutalement fin à une existence, pourtant rachetée. Lourde responsabilité que de juger ainsi sans appel. Sans s’embourber dans le terrain glissant des émotions, nos acteurs discrètement s’effacent en faveur de leur personnage, empreint de sincérité et de retenue. Quelques flocons de neige. Souvenir d’enfance. Les balbutiements d’un timide soleil d’hiver. Son visage, presque effleuré. Un gâteau en vitrine… La magie opère. Sans artifice ni grosse ficelle. « 살고싶어졌읍니다. » « J’ai retrouvé envie de vivre. » Et nous aussi.

Mention spéciale pour GANG Dong Won qui, avec ce nouveau rôle, s’éloigne du registre beau brun ténébreux (toute midinette digne de ce nom avait déjà remarqué sa prestance dans Duelist) et confirme désormais le talent qu’on lui soupçonnait.

Our Happy Time (Maundy Thursday)
Titre original : 우리들의 행복한 시간
120 minutes
Réalisé par SONG Hae Seong
Avec GANG Dong Won et I Na Yeong
Sortie (KR) : 14 septembre 2006
Bande-annonce :

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20 septembre 2006

Sexy in the City

luxeseoulParce qu’elle a du style et que ça donne envie de faire tout pareil (à l'exception du yoga bikram peut-être), Madame Choi a elle aussi commandé son exemplaire de Luxe Seoul, qui est arrivé tout droit de Hong Kong pas plus tard qu’hier. Alors, c’est peut-être la first fabulous edition mais ça reste quand même petit (7,5 cm x 15 cm). Heureusement, le contenu est plutôt maous costaud avec une sélection pointue d’adresses pour toutes les occasions (smart restaurants, coffee and cake, shopping itineraries etc.) agrémentée de quelques aperçus mordants (et tordants) des habitudes sociales coréennes. Morceaux choisis :

A propos des saunas et bains public

« It is pointless trying to remain decorous while sitting and soaping your bottom in public, so you might as well just get on with it. (…) Never will you have felt so squeaky clean and scrubbed and soft, and never will you have had so many Koreans stating at your knackers. Ah well…»

 A propos des soirées arrosées entre collègues
(pudiquement intitulées Business Confidential)

« Koreans can be quite shy and tend to use soju (jet-propellant) as a kind of social lubricant. (…) Noraebangs are where you will be ritually humiliated by being forced to sing My Way, while developing acute cirrhosis (…). »

Et j’en passe. Bref, un petit plus pas vraiment indispensable mais le luxe n'est-il autre qu’accessoire ?

Posté par madamechoi à 04:37 - Humeur - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2006

Porc mariné piquant

Ingrédients :

  • 500g de porc environ (type poitrine ou lardons)
  • 1 cuillère à soupe de pâte de piment rouge (Gochujang)
  • 1 cuillère à soupe d’ail écrasé
  • 4-5 cuillères à soupe de sauce de soja
  • 2-3 cuillères à soupe d’huile de sésame
  • 1 cuillère à soupe de sucre ou de miel au choix
  • 1 oignon
  • ½ carotte
  • Filet d’huile
  • Quelques graines de sésame pour la présentation

Coupez l’oignon et la carotte en lamelles. Placez-les dans un grand saladier avec la viande et incorporez-y tous les ingrédients de la marinade. Mélangez bien (à la main avec 1 gant jetable par exemple).

porcpiquant01

Laissez mariner 1 heure minimum. Dans une poêle, versez un petit filet d’huile et faites revenir la viande (plus les tranches sont fines, plus la cuisson est rapide). Parsemez de graines de sésame. Dégustez avec une noisette de samjang (pâte de soja légèrement piquante) et enrobé d’une feuille de batavia.

porcpiquant02 porcpiquant03

La viande marinée qui n’est pas cuite le jour même peut être conservée au frigo pour le lendemain.

Posté par madamechoi à 14:12 - A table ! - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 septembre 2006

Beautiful Tea Museum

Petit havre de paix à un jet de pierre de l’effervescente rue marchande d’Insadong, ce charmant musée à ciel (presque) ouvert se visite gratuitement. Dans sa cour de gravillons, un salon de thé aux douces boiseries et aux éclairages propices à d’intimes confidences, accueille le visiteur las, qui trouvera réconfort dans lbeautifulteae velours d’une gorgée de Belle d’Orient (동방미인), ou vigueur dans le mystère fleuri d’une orchidée à boire (기문홍차). Ne pas s’émouvoir des bouilloires qui ornent les tables ; on ne vous demandera pas de préparer vous-même votre thé ! Celui-ci vous sera versé en direct, dans les règles de l’art (ce qui suppose au minimum trois transvasements). En illustration : un « 들깨 Milk tea » aux graines de sésame noires (et au tapioca me souffle-t-on, un ingrédient populaire), accompagné de savoureux petits sablés au thé vert.

Beautiful Tea Museum
Ouvert de 10H00 à 22H00
Jongno-gu, Insadong, N° 193-1, Séoul
Tél. +82 (0)2 735-6678

Comptez en moyenne 10 000 à 12 000 WON pour une théière de ces divins breuvages (soit 2 à 3 tasses).

Posté par madamechoi à 07:25 - Carnet d'adresses - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 septembre 2006

Hallyu, fighting !

« La déferlante de la pop coréenne, dénommée « hallyu » (« la vague coréenne »), s'étend du cinéma à la cuisine en passant par les cosmétiques (…) » pouvait-on lire dans un article* du Monde paru le 4 juin dernier. Les exemples qui illustrent ce propos sont nombreux, incarnés notamment par la jeune JUN Ji Hyun qui, au début de cette année, fut la première coréenne à apparaître sur la couverture du magazine Elle en Asie, tandis qu’au Japon, le seul nom de BAE Yong Joon fait tomber en pâmoison des milliers de japonaises.

lostMais depuis peu, cette « vague » a pris des allures de tsunami et déferle soudain sur l’Occident sans crier gare. Pour preuve, la récente adaptation hollywoodienne du film Il Mare (sorti en Corée en 2000) avec Sandra Bullock et Keanu Reeves dans les rôles précédemment tenus pas la même JUN Ji Hyun et LEE Jung Jae. Au mois de mai, le Time Magazine nommait dans sa liste annuelle des 100 personnalités les plus influentes dans le monde l’acteur/chanteur sud-coréen Rain, baptisé le South Korean king of pop (excusez du peu). Et n’oublions pas la nouvelle célébrité outre-Pacifique de KIM Yun-Jin, dont le rôle dans la série Lost (deuxième série TV la plus populaire au monde) a semble-t-il été créé sur mesure, et qui s’émerveille d’être reconnue dans les rues de New York ou de Los Angeles par les américains. Ils sont tout de même quinze millions en moyenne à suivre les aventures de ces nauaérofragés du Pacifique. 

Entretemps, les films Time de KIM Ki Duk, The Host de BONG Jun Ho et The King and the Clown de LEE Jun Ki se disputent une place aux prochains Academy Awards. Le Korean Film Council doit rendre son verdict le 1er octobre quant à la nomination du film qui représentera la Corée dans la catégorie Meilleur Film Etranger. Si celui-ci est approuvé par le comité de préselection des Academy Awards (merci Jérôme !), il sera le premier long-métrage coréen à se retrouver dans la course aux oscars. Gageons que le pays du Matin Calme n’a pas encore fini de faire parler de lui.

Et voici en bonus le dernier single de Rain, Sad Tango, distribué au Japon (d’où les paroles en japonais) :

boomp3.com

* L’article entier est lisible ici.

Posté par madamechoi à 13:28 - Société (vaste programme) - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 septembre 2006

Sous les feux de la rampe (virtuelle)

Une certaine vidéo musicale, postée sur Youtube depuis décembre 2005, est en train de battre tous les records d’audience et de popularité. Vue plus de 8,6 millions de fois, elle a rendu son interprète, un mystérieux funtwo, plus que célèbre grâce à sa version rock du Canon de Pachelbel en D Majeur, elle-même inspirée d’un arrangement pour guitare électrique écrit l’année dernière par un artiste Taïwanais, Jerry Chang. Funtwo, à l’instar de nombres guitaristes amateurs, s’est enregistré en train de jouer le morceau, assis sur son lit, une casquette dissimulant son visage (« pour qu’on prête attention à mon doigté et non à mon apparence » dit-il modestement), avant de poster sa vidéo sur Mule. De là, un fan décide de faire partager ce prodige aux youtubers, avec le succès que l’on connaît.

Pourquoi en parler maintenant ? Parce que l’identité de funtwo, qui restait un mystère pour tout le monde, n’a été révélée que récemment, funtwodans un article dithyrambique du New York Times où l’on apprend qu’il s’agit d’un coréen, LIM Jeong Hyun, 22 ans et autodidacte qui plus est ! Un certain Alfonso Candra (12 ans) aurait tenté d’usurper l’identité du héros, mais une histoire d’auriculaire l’aurait trahi… Entretemps, Jerry C. (Zhang Yi Fang de son vrai nom) s’extasie sur le fait qu’un jeune mais néanmoins talentueux inconnu puisse connaître une telle popularité et avoue avoir été lui-même inspiré par la musique du film coréen My Sassy Girl avant d’écrire son Canon Rock. C’est Pachelbel qui doit être content.

Posté par madamechoi à 06:01 - Dans l'actualité - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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