Ce dimanche 18 février très précisément, les coréens fêteront ce que nous autres appelons le nouvel an « chinois ». Pour ceux qui l’auraient oublié, les pâtissiers se font un plaisir de nous rappeler que l’année du cochon est bel et bien arrivée et déclinent l’heureux porcelet en version glacé, meringué, fourré, chocolaté…

cochons

설날 (Seollal) est avec 추석 (Chuseok) une célébration essentielle aux yeux des coréens qui à cette occasion se réunissent en famille pour une cérémonie matinale consistant à se prosterner devant les aînés et à recevoir à son tour l’hommage des cadets. Les enveloppes garnies sont le cadeau de rigueur ce jour-là. Une table d’offrande – comparable à celle de 추석 – est également dressée. Les mets sont ensuite consommées lors du repas qui réuni toute la famille autour d’un grand festin dont le menu inclus l’incontournable 떡국 (soupe de pâte de gâteau de riz garnie de raviolis, de bœuf haché et d’œufs), symbole de maturité ou de l’année passée que l’on « mange » et qui nous fait donc vieillir d’un an.

Pour comprendre l’importance du calendrier lunaire en Corée, il faut se souvenir de la tradition agricole du pays, qui s’en est longtemps remis aux cycles lunaires pour optimiser ses cultures. En effet, le calendrier lunaire, décomposé en 24 segments (절기) répartis tout au long de l’année (« petit froid », « grand froid », début du printemps, réveil des insectes, équinoxe vernal et ainsi de suite), a l’avantage de « coller » au climat et permet ainsi de faire des prévisions relativement fiables (nos météorologues pourraient d’ailleurs s’en inspirer…)