templewoljeongLe chemin vers le temple bouddhiste Woljeong, bordé de pins centenaires et longé par une rivière chantante est déjà une invitation à la quiétude. Posé au creux d’une vallée de sapins dans les montagnes d’Odae, ce temple dont la construction initiale fut décidée en 643 par le moine Jajang, fut toutefois entièrement détruit durant la guerre de Corée, à l’exception de sa pagode octogonale de neuf étages, aujourd’hui classé trésor national n° 48. L’une des particularités de cette pagode de 15,2 mètres de haut, représentative de l’art bouddhique de l’époque de Goryeo, est la taille de ses étages qui ne différent guère, contrairement à d’autres monuments de ce genre dont l’épaisseur des paliers va en décroissant. Dernière demeure des grands moines, cette pagode renfermait notamment des reliques particulières : les sarira ou 사리 (舍利) en coréen. Ces reliques sont obtenues après la crémation du corps du moine ayant atteint le nirvana et prennent la forme de perles de verre colorées, joyaux précieux aujourd’hui conservés dans le musée annexe construit à cet effet, où l’on peut également y contempler différents objets du culte bouddhiste ainsi que certains effets personnels de moines renommés tels que maîtres Hanam (1876-1951) et Tanheo (1913-1983), disciple de ce dernier.

Parmi les autres lieux et objets d’intérêts, la statue du Bouddha assis en posture d’offrande et au sourire mystérieux, classé trésor national n° 139, et le temple Sangwonsa, situé quelques 9 kilomètres plus loin et où sont conservés la plus ancienne cloche en bronze du pays (trésor national n° 36), fondue en l’an 725, ainsi qu’une statue en bois représentant le bodhisattva manjusri ou Munsudongjasang (문수동자상) en coréen (trésor national n° 221), sculptée suite à la vision du roi Sejo (1417-1468) dont les tumeurs auraient été guéries grâce aux soins d’un jeune moine qui le baigna dans l’eau d’une rivière avoisinante.

Temple Woljeong
63-1, Dongsan-ri, Jinbu-myeon 
Pyeongchang-gun  Gangwon-do
Tél. 033-332-6664