Madame Choi

La Corée au quotidien...

24 juin 2007

Le maillon faible

Qui n’a jamais reçu de lettre enthousiaste d’un(e) inconnu(e) vous promettant des cartes postales du monde entier pour peu que vous en envoyiez quelques unes vous-même ? Eh bien si vous vous êtes demandé pour quelle raison cette promesse ne s’est jamais concrétisée, vous avez désormais la réponse : il y a et aura toujours des maillons faibles comme Madame Choi pour briser systématiquement les chaînes de lettres et plus récemment, d’emails et par la même occasion, anéantir les espoirs de tous ceux qui s’attendaient à recevoir un chèque de Microsoft pour avoir fait suivre un mail très sérieux intitulé « PLEEEEEEASE READ !!! » à leurs 36 000 contacts. La plupart de ces messages sont tout à fait inoffensifs et un simple SUPPR évite beaucoup de temps perdu. Ceux qui se terminent par une menace (« SEND THIS TO 10 PEOPLE WITHIN 10 MINUTES OR SOMETHING BAD WILL HAPPEN TO YOU… » ont le don de me fâcher et finissent donc aussi systématiquement à la poubelle (leur caractère virtuel les préservant d’un sort moins envieux).

Or là, nous voici en présence d’un nouveau genre de chaîne qui se répand dans la blogosphère comme une traînée de poudre. Publiquement « tagué » (merci Loïc et Hyun-Jung !), il est difficile de se la jouer pas vu pas pris. On a beau avoir échappée aux années en 2 et 7, ce n’était qu’une question de temps avant qu’un autre gage me tombe sur le coin de la figure.

Rappelons donc les règles :

- La personne taguée doit révéler sept choses sur elle. Ceux qui ont été tagués doivent écrire sur leur blog ces sept choses ainsi que le règlement.

- Taguez à votre tour sept autres personnes et énumérez-les dans votre blog, laissez un message sur leur blog en leur indiquant qu'ils ont été tagués et en les invitant à venir visiter le vôtre.

Et profitons-en pour les modifier un peu : partant du principe qu’avec le volontariat, on obtient de meilleurs résultats, Madame Choi ne taguera personne, mais invite ceux qui sont démangés par l’envie de révéler 7 secrets à le faire sans tarder par l’intermédiaire du commentaire ou de leur blog.

En guise d’exemple (et pour récompenser ceux qui sont parvenus à lire en entier ce billet indécemment long), voici donc 7 choses à vite oublier sur la Madame :

  • contrairement à ce que suggère les quelques recettes de ce blog, Madame Choi est une piètre cuisinière (si, si) ;

  • en revanche, elle se débrouille nettement mieux avec l’anglais, ce qui lui a valu d’être publiée (oh yes) ;

  • arrivée en tant qu’étudiante en Corée un an après Ida Daussy, Madame Choi n’aura finalement tenu que deux ans, tuant ainsi dans l’œuf une prometteuse carrière à la télévision (mais quelque chose lui dit qu’elle n’aura cette fois aucun mal à rester plus longtemps) ;

  • autrefois collectionneuse de petites cuillères en plastique (vous savez, celles des pots de glace à deux parfums), Madame Choi est désormais sujette à des crises de philuménilite aigues ;

  • sa maladresse (héritage des gènes maternels) fait d’elle une sérieuse concurrente au titre de Miss Susan Mayer ;

  • la Madame n’affectionne pas particulièrement les voyages en avion, ce qui fait que son souhait le plus cher serait de ne plus jamais avoir à le prendre ;

  • non, en fait, son souhait le plus cher serait de pouvoir revenir 12 ans en arrière y faire la rencontre de Monsieur Choi (même si aujourd’hui, le vœu d’une nuit de sommeil de 5 heures minimum ne serait pas du luxe).

Posté par madamechoi à 18:15 - Humeur - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juin 2007

Introduction au Baduk

« Le Baduk (바둑) peut s’apprendre en quelques minutes,
mais cela peut prendre toute une vie pour maîtriser le jeu. »

Et pourtant, malgré l’apparente simplicité des règles de ce jeu hautement stratégique (plus connu par chez nous sous son appellation japonaise de jeu de Go), il manquait cruellement de manuels à destination des joueurs débutants. Tel fut le constat dressé par NAM Chihyung, joueuse de Baduk depuis l’âge de 10 ans et professeur de Baduk à l’université de Myongji (car cette discipline fait l’objet de cursus universitaires), lorsqu’elle fut contactée par le Korea Times pour rédiger une colonne destinée à couvrir le sujet. Le résultat de ces publications est aujourd’hui disponible sous forme de livre regroupant les notions de base du jeu en 56 leçons concises et illustrées, agrémentées d’informations relatives à cet art « scientifique » et à sa pratique. Saviez-vous par exemple que le Baduk, d’origine chinoise, a plus de 2 500 ans d’existence ? Que le tablier sur lequel on place ses pierres, n’est pas carré mais légèrement rectangulaire ? Qu’habituellement, les pierres noires sont attribuées au joueur le joueur moins fort ?

badukL’auteur, généreuse en proverbes et anecdotes, nous confie notamment les petites manies et autres « mauvaises habitudes » des plus grands joueurs de Baduk (qui vont du simple marmonnement aux ablutions rituelles en cours de partie, en passant par le recours au baume du tigre, destiné à stimuler une concentration défaillante), et consacre également un chapitre à l’étiquette du jeu, empreinte de solennité et de respect. Accessoirement, on apprendra à jouer au Baduk, et l’on pourra, dès la leçon 4, mettre en pratique les premiers cours avec le capturing game durant lequel on s’entraînera à profiter d’une situation Atari en ôtant à une pierre adverse sa dernière liberté (ça a l’air tout simple, dit comme ça…).

 

Baduk, Made Fun and Easy (2006)
de Chihyung NAM
Aux éditions EunHaeng NaMu


Avis aux éditeurs francophones de passage sur ce blog (sait-on jamais) : mademoiselle NAM, cherche à publier son livre en France (et en français). Elle est également l’auteur de Jungsuk In Our Time (2000) et Contemporary Go Terms (2005).

Posté par madamechoi à 21:00 - Lectures - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 juin 2007

Jingle bells

familytiesHier se déroulait au Sejong Center la cérémonie annuelle des Grand Bell Awards (대종상), l’équivalent de nos césars ou des oscars américains, mais pour le cinéma coréen. Grand favori de la compétition, The Host n’est finalement reparti qu’avec 2 récompenses, celles du meilleur réalisateur et du meilleur montage, en égalité avec Family Ties qui s’est vu octroyé l’ultime « cloche », celle du meilleur film ainsi que celle du meilleur scénario. La surprise de taille (haha) vient de 200-Pound Beauty, trois fois récompensé (meilleure actrice, meilleure photo, meilleure musique). [Le détail des résultats ici.] Profitons de cette news cinéma pour féliciter, avec un peu de retard certes, la comédienne Jeon Do-youn pour sa palme cannoise.

Dans la catégorie « exclusivités coréennes », voici la page d’accueil Google destinée aux internautes coréens avec de petits gifs animés très sympas et surtout, pratiques (pour lancer Gtalk, ouvrir Gmail ou Picasa, gérer son calendrier, ses notes, etc. en un seul clic). Pour la version française, on remercie TechnOblogging (et merci aussi à tOiN0U pour la news).

Et sinon, que penser de cette PS3 de 80Go que Sony compte réservée exclusivement au marché coréen ? L’explication (haut-débit généralisé) nous rappelle qu’il ne faut pas considérer notre connexion à 100Mo de privilégiés comme acquise.

Posté par madamechoi à 23:30 - Dans l'actualité - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juin 2007

Annonce

Cela fait une semaine que Madame Choi est devenu Maman Choi. Son petit cochon de feu tient toutes ses promesses : bébé Choi a sa tâche là où il faut et le sourire des bienheureux. Vous excuserez donc l’absence de réponse à vos commentaires récents, la rédaction de trois lignes relevant désormais de l’exploit (au passage, chapeau tiré bien bas à toutes les mamans blogueuses.)

PS : Maintenance (comprendre « ménage ») de ce blog en cours. Risque de volatilisation de certains billets et/ou commentaires…

Posté par madamechoi à 18:26 - Humeur - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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