Demain, les coréens ont rendez-vous aux urnes. Vous remarquez que nous serons un mercredi. Si en France, les dates de scrutin sont systématiquement fixées le dimanche pour ne pas interférer avec la semaine de travail, le choix du mercredi se justifie ici par le fait que c’est le jour de la semaine le moins susceptible de faire partie d’un week-end prolongé ou d’un pont. On s’assure ainsi d’un maximum de participation.

Ici, le président est élu au premier tour, pour 4 ans, et ne peut renouveler son mandat. L’élection présidentielle de demain sera la dix-septième de l’histoire de la Corée. 12 candidats convoitent les grandes entrées de la maison bleue, dont :

  1. Chung Dong-young ; cet ancien journaliste est le candidat du parti au pouvoir (Parti Uri) ;
  2. Portant le dossard numéro 2, Lee Myung-bak ; c’est à ce candidat du Grand Parti National (droite) que Séoul (dont il fut le maire de 2002 à 2006) doit la résurrection du ruisseau Cheonggye, aujourd’hui devenue une promenade incontournable. Malgré le fait qu’on le soupçonne d’être impliqué dans une manipulation du cours de l’action d’une société appelée BBK, les sondages le donne grand favori et, à moins d’un coup de théâtre, devrait l’emporter demain assez largement. Lee semblant être peu enclin à poursuivre la « politique de la main tendue », on risque de voir les relations Nord-Sud se détériorer, ce qui serait dommage au vue des récents progrès effectués en la matière, fruits des efforts des deux précédents présidents.
  3. Candidat numéro 12, Lee Hoi-chang est troisième dans les sondages ; cet ancien partisan du Grand Parti National se présente aujourd’hui en candidat indépendant et défend des positions plutôt extrémistes.

Chez les Choi, c’est l’indécision. Heureusement, il reste encore une nuit pour faire son choix…