Nous sommes entrés dans l’année du Rat, mais les festivités ne sont pas terminées pour autant. En effet, la plupart des palais de la capitale (Changgyeonggung, Gyeongbokgung, Deoksugung) offrent aux visiteurs la possibilité de jouer à divers jeux traditionnels parmi lesquels ceux déjà mentionnés à l’occasion de Chuseok. Pour compléter la liste, voici d’autres activités auxquelles s’adonner au moment des fêtes :
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  • 연날리기 – faire voler un cerf-volant (le cerf-volant traditionnel coréen est de forme rectangulaire et doté d’un trou en son centre) ;
  • 제기차기 – faire rebondir un volant avec le pied ;
  • 투호 – une variante du jeu de fléchettes avec de longs bâtons que l’on doit lancer dans une jarre.

Un grand favori de Madame Choi, le 윷놀이 (jeu de Yut) est le divertissement idéal lorsqu’on a une dizaine de personnes à la maison qui s’ennuient et qu’il fait trop froid pour sortir. En voici les règles :

Préparez tout d’abord un tapis de jeu (une fine couverture pliée en deux fait souventyut l’affaire). Divisez tout votre petit monde en deux équipes que vous installez autour du tapis en alternance. Préparez vos quatre bâtonnets de yut, vos chevaux (4 par équipe) et le tablier de yut sur lequel est tracé le chemin à parcourir ainsi que les raccourcis que l’on peut emprunter (illustré ci-dessous).

yut_tablier

Une personne de chaque équipe lance les bâtonnets sur le tapis pour déterminer qui démarre en premier. Pour comptabiliser les bâtonnets qui possèdent tous deux faces (l’une bombée et souvent décorée pour la distinguer de l’autre, vierge et plate), il suffit de compter comme suit :

  • Une face plate vers le haut = 1 (도)
  • Deux faces plates vers le haut = 2 (개)
  • Trois faces plates vers le haut = 3 (걸)
  • Les 4 bâtonnets faces plates vers le haut = 4 (윷)
  • Zéro face plate vers le haut = 5 (모)

Une fois que l’on a déterminé l’équipe qui prend la main, le jeu (dont le but est de faire faire à ses 4 chevaux le tour du tablier le plus rapidement possible) peut commencer.

A chaque fois que l’on obtient un 4 ou un 5, on peut rejouer. On rejoue également lorsqu’on « mange » un pion de l’adversaire (qui se voit alors contraint de recommencer au début).

Pour pouvoir emprunter les raccourcis (les diagonales du carré), il faut impérativement tomber sur l’intersection. Sinon, on est obligé des poursuivre le tracé du carré.

On peut faire se chevaucher jusqu’à trois pions (de la même équipe) maximum. On a alors plus de chance de terminer rapidement mais l’on risque aussi beaucoup gros.

Dans les règles version Gangnung (la ville d’où sont originaires les Choi), l’un des bâtonnets possède un rond noir sur sa face plate. Lorsque l’on obtient ce rond noir (quand tous les autres bâtonnets sont à plats sauf celui-ci), on est obligé de reculer d’une case (ce qui peut ralentir mais aussi, dans certains cas, permettre d’attraper un pion de l’adversaire qui nous suivait de trop près).

Toujours selon la version Gangnung, un autre bâtonnet possède sur sa face plate la mention 서울 (Séoul). Lorsque l’on obtient un « Séoul », on peut alors directement placer son pion sur la case au centre du carré (le raccourci suprême !). Mais un « Séoul » peut aussi être pénalisant si l’on était déjà plus près de l’arrivée.

Sur ce, bon jeu et bonne année !