Madame Choi

La Corée au quotidien...

25 mars 2008

Back to basics

Il parait que l’on peut apprendre à lire le hangeul (l’abc coréen) en 15 minutes chrono. Madame Choi ne garantit rien. En revanche, elle offre à ceux qui ne sont pas familiers avec cet alphabet quelques clés pour commencer à déchiffrer ces amas de ronds, de carrés et de traits rectilignes.

Bon à savoir :

  • Autrefois, le hangeul s’écrivait de haut en bas mais la grande majorité des publications se lisent désormais de gauche à droite ;
  • Aujourd’hui, le coréen compte 14 consonnes et 10 voyelles (contre 28 lettres à l’origine).

Les consonnes simples :
   G (« gare »)
    N
    D
    L ou R roulé
    M
    B
    S (ou SH si la voyelle qui suit est un i)
   ne se prononce pas si c’est la première lettre, sinon NG (« ding dong »)
    J (« Jamel », « DJ »…)

Les voyelles simples :
    A
    YA (« Yahoo ! »)
    EO (« or »)
    YEO (comme dans la boisson « Yop ! »)
    O
    YO (« jodler »)
    OU
    YOU (comme l’anglais « you »)

    U (plus précisément, il s’agit d’un U que l’on prononce avec la bouche étirée comme si l’on voulait prononcer un I à la place !)

    I

Nous n’avons pas encore vu toutes les lettres et pourtant, vous êtes déjà capables de lire les quelques mots suivants :

나비
(papillon)
다리미 (fer à repasser)
모자 (chapeau)
(radis)
바나나 (banane)
보라 (violet)
사자 (lion)
소고기 (viande de bœuf)
오이 (concombre)

Facile, non ?! Attendez de voir les consonnes accentuées et les voyelles composées…


EDIT :

Nota bene

  • Une « syllabe » se compose au minimum de 2 lettres, et au maximum, de 4 lettres ;
  • En fonction de la voyelle (selon qu'elle soit verticale ou horizontale), les lettres se superposent ou se juxtaposent, comme ceci :

hangul_ex01

  • Et comme cela pour les syllabes de trois lettres :

hangul_ex02

  • Quant aux syllabes de 4 lettres, elles ressemblent plutôt à cela :

hangul_ex03

  • Toute syllabe commence par une consonne. Ainsi, le mot « concombre » (오이) dont seuls le o et le i sont audibles voit pourtant ses deux voyelles précédées de la consonne muette ㅇ (prononcée « i-eung »).

Posté par madamechoi à 15:55 - Parlez-vous (bien) le Hangukmal ? - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mars 2008

Les 6 clés de la réussite made in Korea

Faute d’avoir eu le temps de le commenter plus tôt, le sondage (mené par le quotidien Kyunghyang Shinmun) dont il est ici question date un peu (novembre de l’année dernière) mais je doute qu’en l’espace de 4 mois, l’état des mentalités dont il est le reflet ait beaucoup changé. Interrogés sur les « qualités » essentielles à toute réussite sociale, la majorité des coréens a répondu en premier lieu :

  1. le prestige de l’université d’où l’on est diplômé, ce qui réaffirme le règne tout puissant des trois grandes Ivy League Schools coréennes à savoir Seoul National University, Korea University et Yonsei University, connus aussi sous le sigle SKY ; malheureusement pour les lycéens qui aspirent à y entrer, les places sont chères…

  2. en seconde position arrive – dans la suite logique de la première réponse – les « connexions » aussi qualifiées de « réseau » que l’on se construit au fil des rencontres, les liens les plus étroits étant souvent ceux créés durant les années scolaires ou universitaires, comme l’illustre l’usage très courant des termes 후배 et 선배 qui désignent respectivement les camarades d’école plus jeunes et plus âgés. Si l’on n’est pas entièrement convaincu, il suffit d’observer d’un peu plus près le profil des ministres dont Lee Myung-bak a choisi de s’entourer et qui sont majoritairement des anciens élèves de 고려대, d’où est également diplômé le président coréen ;

  3. le troisième facteur nécessaire à la réussite serait… l’argent ! Il est vrai qu’en Corée, une éducation de qualité requiert un porte-monnaie bien garni. Autrement dit, les parents doivent déjà avoir une bonne situation pour que les enfants puissent espérer réussir dans la vie ; une règle bien injuste envers tous ceux qui ne sont pas nés avec « une cuillère d’argent dans la bouche »…

  4. d’où le quatrième point qui met en exergue la situation des parents ; lorsque l’on annonce à ceux-ci que l’on souhaite leur présenter quelqu’un, ne rétorquent-ils pas systématiquement « et ses parents, que font-ils ? » ? En tout cas, cela semble être souvent le cas en Corée.

  5. Pour espérer avoir du succès dans sa carrière, quelle qu’elle soit, il faut également être non pas intelligent, créatif ou passionné mais… agréable à regarder ! L’importance que l’on accorde ici au physique explique pourquoi les coréens faut autant appel à la chirurgie esthétique, comme le résume cet article.

  6. Enfin, last but not least, le don pour l’esbroufe est également considéré comme indispensable à toute aspiration ambitieuse. En revanche, l’honnêteté – une vertu plutôt populaire partout ailleurs dans le monde – ne récolte qu’un maigre 1,97%.

En résumé, les chances pour un coréen autodidacte, moche et pauvre, de réussir dans la vie sont quasiment nulles. Ce constat affolant pourrait presque disculper mademoiselle Shin dont les actions semblent pour ainsi dire justifiées par les pressions d’une société qui s’obstine à octroyer toujours plus d’importance au superflu, et se complait dans le cercle vicieux qui tient impitoyablement à l’écart tous ceux qui n’entrent pas dans le moule de sa conception de la perfection.

(Source : The Star)

Posté par madamechoi à 23:32 - Société (vaste programme) - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mars 2008

Devinette (la réponse)

devinette02

Il s’agissait donc d’une tour de Parking. La voiture est prise en charge par un… monte-charge qui, à votre retour, localise le véhicule et vous le redescend au rez-de-chaussée. Personnellement, je n’en avais jamais vu avant d’arriver en Corée. Bravo donc aux deux bonnes réponses qui méritent tous nos applaudissements !

Cheminée, minaret, mur d’escalade, tour d’entraînement des sapeurs-pompiers… vous étiez inspirés ! Et merci à tous d'avoir répondu si spontanément.

Posté par madamechoi à 23:58 - Humeur - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mars 2008

귤잼 – Confiture de mandarines

L’hiver n’est pas seulement la saison des déménagements, c’est aussi celle des mandarines. Si vous êtes dans le même cas que Madame Choi à qui l’on a offert des cageots cartons entiers de ces jolis agrumes et qui ne sait plus qu’en faire, le meilleur moyen de prolonger leur vie déjà pas bien longue reste de les transformer en confiture. La recette ci-dessous est inspirée de ce blog par ailleurs fort bien illustré.

Ingrédients :

  • 1 kg de mandarines épluchées ;
  • 500 g de sucre cristallisé blanc.

Déposez vos fruits dans une marmite est réduisez-les grossièrement en purée à l’aide d’un mixeur plongeant.

Versez le sucre et faites-cuire à feu vif pendant une vingtaine de minutes ; à l’aide d’une écumoire, retirez l’écume au fur et à mesure qu’elle se forme.

Au fil de la cuisson, la mousse finit par disparaître ; réduisez alors le feu et poursuivez la cuisson à feu doux pendant environ 1 heure.

Une fois la confiture terminée, versez-la lorsqu’elle est encore chaude dans des bocaux en verre propres. (Le kilo de fruits a rempli exactement 3 pots de 370 g – vous savez, les pots de confiture Bonne Maman.) Vissez rapidement les couvercles et enveloppez vos pots de plusieurs torchons pour les garder au chaud jusqu’à refroidissement (c’est comme ça que ma maman met ses bocaux sous vide depuis toujours.)

food_272_1

Maintenant que j’y pense, je me demande si je n’ai pas plutôt réduit l’espérance de vie de mes mandarines dont il ne reste plus une goutte de pulpe.

Posté par madamechoi à 14:50 - A table ! - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mars 2008

Devinette

devinette01

Qui peut me dire à quoi sert la tour ci-dessus ? La réponse n’est pas dans le texte du mur (« Alps Hill ») mais dans le sigle que j’ai maladroitement flouté… (Ressortissants français en Corée, abstenez-vous !)

Posté par madamechoi à 15:10 - Humeur - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 mars 2008

Mars 2008

Petite baisse de régime cette semaine, mais l’on va vite s’en remettre ! Voici, avec un peu de retard, le mois de mars qui a débuté, comme tous les mois de mars depuis 1950 avec un jour dédié à la mémoire du mouvement du 1er mars 1919. Le 3 et le 19 mars sont également des jours de fête (« journée des contribuables » et « fête du Commerce et de l’Industrie ») mais Madame Choi a décidé qu’ils n’étaient pas assez populaires pour figurer dans son calendrier !

Posté par madamechoi à 23:10 - Calendrier - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1