A la suite de quelques soucis d’ordre informatique, ce blog a connu une interruption momentanée de ses publications tout à fait indépendante de la volonté de son auteur. On va donc tâcher de rattraper le temps perdu avec un dernier billet sur le thème (apprécié semble-t-il) du thé, entre autres boissons.

N’allez pas croire, à la lecture du précédent message, que les coréens passent leurs Coree2008_031journées dans la cuisine à préparer une tasse de ces élixirs miraculeux que sont les infusions aux plantes, racines et fruits. En effet, il faut savoir que la Corée est un pays de dosettes (entre autres choses). Il y en a de toutes les tailles, couleurs, goûts… ; du café au thé en passant par les infusions fruités et les granules de ginseng. Finit le dosage à la petite cuillère du sucre ou du lait. La dosette contient tout ce dont vous avez besoin, à l’exception de l’eau chaude. « Oui, mais si on aime son thé corsé… ? » Pas de soucis : ces dosettes sont numérotées de 1 à 10, selon leur « condensé. »  « D’accord, mais si on aime son café noir ? » Dans ce cas-là, les dosettes ne sont pas faites pour vous.

Amateurs de nouvelles saveurs, laissez-vous tenter par le thé à la larme-de-job (céréale que l’on appelle yulmu en coréen),  une boisson épaisse au gout très 고소하다.

Une fois que vous avez rempli votre caddie de cette géniale invention qu’est la dosette (qui n’est malheureusement pas dépourvue de défaut, food_129mais nous en reparlerons), je vous conseille de poursuivre la visite de votre supermarché jusqu’à ce que vous trouviez un rayon rempli de pots de confitures (en apparence.) Confectionnés comme des marmelades (1 mesure de fruits pour 1 mesure de sucre, additionnée éventuellement de miel), ces thés fruités ultra-sucrés se dégusteraient presque à la petite cuillère. Parmi les grands favoris, le thé au yuja (ou yuzu), un agrume mi-orange mi-citron qui, en cuisine, remplace aisément les écorces d’orange confites ; le thé au mogwa (fruit du cognassier de Chine proche de notre coing) que Louline et Jinnie semblent particulièrement apprécier ; ou encore, le thé au maesil (fruit de l’abricotier du Japon que l’on appelle umé), délicieusement acidulée. Et oui. Il n’y a pas que du thé vert en Corée.