A la suite des quelques scandales alimentaires qui ont éclaté l’année passée concernant essentiellement des produits exportés de Chine pouvant contenir de la mélamine (Zen Kimchi en a fait une liste), il semblerait que l’on soit tous devenu plus regardant quant à la provenance des aliments que l’on ingurgite. Voilà donc Madame Choi qui, machinalement, se met à inspecter les produits de son caddie sous toutes les coutures, à la recherche du mot magique : 국산 (ou encore 국내산), label clé qui orne les produits domestiques (car le made in Korea reste une valeur sûre).

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Coree_divers_005Difficile cependant de fuir le 중국산 (« provenance : Chine »), petite inscription qui s’insinue bien souvent, et de façon insidieuse, dans la liste des ingrédients de nos fameuses dosettes. Certains fabricants n’ont d’ailleurs aucun scrupule à libeller leurs boîtes « Korean Ginseng Tea » alors que l’ingrédient principal – qui n’entre, il est vrai, qu’à hauteur de 3 à 10% (dans le meilleur des cas) dans la composition des fameux granulés – est importé de l’empire du milieu…

Quant au 수입산  (« produit importé »), il nous laisse perplexe et dans le flou le plus total quand à l’origine de la chose que l’on sait importée, oui, mais d’où ? Mystère…

Au restaurant, les menus reflètent le grand duel 미국산 vs 한우, qui oppose le bœuf américain (dont les coréens se méfient mais qui possède l’avantage du prix) et le Hanu, bœuf né, élevé et abattu en Corée. On ne sait pas à quoi ce dernier est nourri mais sa viande est un vrai produit de luxe que l’on réserve aux tables d’offrandes et aux invités de marque.

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