Là d'où je viens, on associe souvent vacances au mot lecture, parce qu'en plus de la crème solaire, du paréo et des lunettes noires, le roman de l'été est un accessoire indispensable à toute escapade estivale. Je ne parle pas de la tablette ou des ebooks téléchargés sur le portable. Je parle du livre papier, de préférence en format poche parce que c'est quand même bien pratique. Le week-end dernier, alors que les enfants barbotaient dans l'un des petits cours d'eau qui abondent dans le relief escarpé coréen (en l'occurence, celui du parc national Jirisan), je sors de mon cabas le fameux accessoire de 140g à couverture souple (que je croyais discret), histoire de passer un peu le temps. J'étais loin de me douter de l'intérêt qu'il allait susciter. "Oh ! C'est un livre français ? Je peux voir ? Woahh... c'est mignon, les livres français !"

Mignon ? Je mets ça sur le compte de la taille qui, comparée aux dimensions moyennes des ouvrages coréens (14 x 20 cm), fait figure de calepin. Et puis je me rappelle les couvertures de quelques oeuvres françaises, aperçues sur les étals des librairies à Séoul. Et je me dis que les illustrations choisies pour certains de nos "classiques" sont bien plus "mignonnes" que leur version originale. À vous de juger :

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