23 avril 2008
Phénomènes climatiques de saison
Aujourd’hui, laissons un peu de côté la politique, sujet passionnant certes mais pas autant que celui de la… météo ! Malgré les quelques journées quasi-estivales que nous avons eu et qui ont eu pour effet de faire fleurir les ombrelles de ces dames, il est des phénomènes typiquement printaniers qui ne trompent pas.
Je ne parle pas de ces particules de sable voyageuses qui viennent brouiller nos matins clairs mais du 봄비 (« pluie de printemps »), qui peut s’apparenter à nos giboulées de mars ou d’avril d’ailleurs, souvent accompagné du 봄바람 (« vent printanier »), revigorant et un peu farceur. Le printemps n’est fort heureusement pas que venteux ou pluvieux : il est aussi très généreux en 봄볕, qui se traduit par « rayon de soleil printanier », celui-là même qui dans un premier temps nous réveille de notre torpeur hivernale pour mieux nous plonger ensuite dans une douce léthargie...
29 mars 2007
Mais c’est quoi, ce smog ?
Ni fumée, ni brouillard, ni même pollution (quoique…), cette purée de pois qui s’était installée sur la capitale pendant deux jours (mais que les averses d’hier et d’aujourd’hui ont dissipée) était en fait composée de particules de sable en provenance des déserts chinois et mongols, de l’autre côté de la Mer Jaune. Phénomène typiquement printanier, le 황사 (“Asian dust”) est surveillé de près par l’équivalent de Météo France en Corée et il est fortement conseillé, lorsque ces nuages jaunes viennent balayer la péninsule, de ne pas s’attarder dehors trop longtemps pour éviter « d’ensabler » ses voies respiratoires.
Bien que ce phénomène météorologique ne soit pas nouveau*, il semble chaque année s’aggraver. Parmi les solutions mises en œuvre pour tenter d’enrayer le problème, la plantation de jeunes arbres destinés à « fixer » le sable des zones désertiques concernées. Le gouvernement coréen a d’ailleurs annoncé son intention d'investir 950 000 $ dans le projet Greenbelt, dont l’objectif est de planter 3 000 hectares de forêt en Mongolie d'ici 2016. Une solution à long terme dont les effets ne seront pas perceptibles avant un moment…
* On en retrouve la trace jusque dans les annales de Silla de l’an 174, qui à l’époque faisait référence à une « pluie de terre », 우토 (雨土) en coréen.
06 mars 2007
Hiver jaloux
Alors que les premiers bourgeons nous faisaient miroiter la possibilité d’un printemps précoce, voici que l’hiver se rappelle à notre bon souvenir avec des températures négatives, de la neige et un blizzard qui semble ne jamais s’essouffler. Les coréens, qui connaissent bien le phénomène, ont baptisé ce grand froid tardif 꽃샘추위, que l’on peut traduire littéralement par « froid envieux des fleurs ». Laissons donc l’hiver faire son petit caprice, en espérant que ce soit le dernier d’ici le printemps…
28 septembre 2006
L’automne au coin du bois…
Les feuilles ne valsent pas encore au bras du vent mais les soirées se rafraîchissant, les petites laines sont de sorties et cela est un signe qui ne trompe pas : la merveilleuse saison automnale est sur le point de revêtir sa fauve parure. De loin la plus belle saison du pays (devançant le printemps et ses tempêtes de sable, l’été poisseux et l’hiver… n’en parlons pas), l’automne est considéré par les coréens comme la saison du spleen masculin par opposition au printemps, saison de l’épanouissement féminin. Randonneurs professionnels, les coréens se lancent à cette époque à l’assaut de leurs sommets panachés, et notamment, de leur bien-aimé mont Sorak, troisième plus haute montagne du pays, qui se situe dans la province de Gangwon à l’Est.
Mais l’automne, c’est aussi des jours fériés : le 3 octobre est appelé Jour de Fondation en mémoire de la création de la nation coréenne par le légendaire Dangun (objet d’un autre billet). Quelques jours plus tard, du 5 au 7 octobre, les coréens se retrouvent en famille pour la plus grande fête de leur calendrier : Chuseok, une célébration dans l’esprit de Thanksgiving où l’on fête les récoltes et où l’on remercie nos ancêtres pour les bénédictions dont on a héritées. (Plein de travail billets en perspective donc…)
14 juillet 2006
Les pieds dans l'eau
Pendant plus de 3 jours, le typhon Ewiniar a remonté le long
des côtes Est de la péninsule coréenne, causant de nombreux dégâts sur son
passage, et notamment au Sud, où l’on ne déplore pas moins de six morts. A
Séoul, c’est à peine si quelques rafales de vent se sont fait sentir,
accompagnés de pluies diluviennes. Le métro d’Ilsan (province de Gyeonggi) a d’ailleurs
été fermé pendant toute une journée, pour cause d’inondation. Les effets d’Ewiniar
sur les prix des fruits et légumes ne se sont pas fait attendre. En effet, les
champs inondés augurant quelques récoltes perdues, le coût des primeurs flambe.
21 juin 2006
Un peu de météo
Premier jour officiel de la mousson aujourd’hui, avec une semaine d’avance par rapport aux années précédentes. De nombreux jours de pluies torrentielles sont prévus cette année jusqu’à la mi-juillet, accompagnés de températures au dessus des normales saisonnières. Sur la bonne dizaine de typhons prévus cette année en Asie du Sud-est, seuls deux ou trois risquent éventuellement de concerner la péninsule. Pour l’instant, cela reste très endurable : les brèves accalmies entre les averses autorisent quelques sorties à sec, et le temps est plutôt favorable à la p’tite laine qu’à l’air conditionné.


