09 novembre 2007
Il se passe des choses en France...
Dans les locaux de l’UNESCO plus précisément, où l’on accueille depuis 4 jours et jusqu’au 16 novembre le Festival de la Cuisine Coréenne, à l’initiative du centre culturel coréen de Paris. Un repas digne des souverains de Choson est à portée de fourchette baguette, pour « seulement » 35 EUR, au restaurant de l’organisation. Complet dites-vous ? Le Monde vous propose deux autres alternatives, toujours dans la capitale. Quant aux français de passage à Séoul, ils auraient tort de faire l’impasse sur les conseils dispensés par Madame Figaro s’ils souhaitent faire de leur voyage une expérience culinaire inoubliable.
Et maintenant, adressons-nous (une fois n'est pas coutume) aux Lyonnais : profitez du week-end pour découvrir l’illustration jeunesse sud-coréenne, à
l’honneur au Salon du livre « Petite Edition – Jeune Illustration » de Saint-Priest qui commence aujourd’hui et qui dure trois jours. (Entrée libre). La sensibilité coréenne est souvent très parlante affirme Jean-Marie Antenen des éditions Quiquandquoi. Aux visiteurs de juger, au travers des œuvres de deux illustrateurs coréens, Park Su-Ji et Lee Choonkil, qui ont fait le voyage, tout comme l’éditeur Jaimimage. Notons également la présence de la jeune maison d’édition Chan-Ok (merci, Agnès) qui publie des contes coréens en français et à qui l’on souhaite beaucoup de succès.
03 mai 2007
월정사 (Woljeongsa) – un écrin de sérénité en pleine nature
Le chemin vers le temple bouddhiste Woljeong, bordé de pins centenaires et longé par une rivière chantante est déjà une invitation à la quiétude. Posé au creux d’une vallée de sapins dans les montagnes d’Odae, ce temple dont la construction initiale fut décidée en 643 par le moine Jajang, fut toutefois entièrement détruit durant la guerre de Corée, à l’exception de sa pagode octogonale de neuf étages, aujourd’hui classé trésor national n° 48. L’une des particularités de cette pagode de 15,2 mètres de haut, représentative de l’art bouddhique de l’époque de Goryeo, est la taille de ses étages qui ne différent guère, contrairement à d’autres monuments de ce genre dont l’épaisseur des paliers va en décroissant. Dernière demeure des grands moines, cette pagode renfermait notamment des reliques particulières : les sarira ou 사리 (舍利) en coréen. Ces reliques sont obtenues après la crémation du corps du moine ayant atteint le nirvana et prennent la forme de perles de verre colorées, joyaux précieux aujourd’hui conservés dans le musée annexe construit à cet effet, où l’on peut également y contempler différents objets du culte bouddhiste ainsi que certains effets personnels de moines renommés tels que maîtres Hanam (1876-1951) et Tanheo (1913-1983), disciple de ce dernier.
Parmi les autres lieux et objets d’intérêts, la statue du Bouddha assis en posture d’offrande et au sourire mystérieux, classé trésor national n° 139, et le temple Sangwonsa, situé quelques 9 kilomètres plus loin et où sont conservés la plus ancienne cloche en bronze du pays (trésor national n° 36), fondue en l’an 725, ainsi qu’une statue en bois représentant le bodhisattva manjusri ou Munsudongjasang (문수동자상) en coréen (trésor national n° 221), sculptée suite à la vision du roi Sejo (1417-1468) dont les tumeurs auraient été guéries grâce aux soins d’un jeune moine qui le baigna dans l’eau d’une rivière avoisinante.
Temple Woljeong
63-1, Dongsan-ri, Jinbu-myeon
Pyeongchang-gun Gangwon-do
Tél. 033-332-6664
08 février 2007
Fleurs d’encre
Contrairement à l’idée que l’on peut se faire des œuvres à l’encre de chine, représentant souvent des scènes figées monochromatiques, les tableaux de Lee Dong Hun dégagent un parfum d’inachevé, de fragile souffle en suspens. Et si l’encre semble encore se mouvoir dans les replis de ces délicats pétales, c’est que l’artiste ne lui a pas laissé le loisir de se fixer. En effet, sitôt peinte, la toile est photographiée dans l’espoir de saisir un aperçu des nuances infinies de la sépia en mouvement.
Du 7 au 13 février, Lee Dong Hun, originaire de Pusan, vous accueille en personne dans l’intimité d’une petite galerie d’Insadong. Si son français est un peu rouillé (il a étudié cinq années dans notre beau pays), il sera néanmoins ravi de tailler une bavette en anglais coréen.
Gallery I
Tél. 02-733-3695
01 décembre 2006
Cuisiner comme à la maison
A l'approche des fêtes et du grand froid, les envies de chocolat chaud et de petits gâteaux se font plus pressantes. Seulement voilà, avec une superette toujours en rupture de beurre (vendu de surcroit absurdement cher), on ne va pas aller bien loin. Fort heureusement, Séoul est une ville pleine de ressources si on sait où les trouver, en l’occurrence, au marché de Bangsan (방산시장). Pour s’y rendre, il y a d’un côté les bus numéros 101, 104, 149, 300 et 2014 qui marquent tous l’arrêt à 방산시장 ; de l’autre, le métro ligne 1, station 종로5가 sortie numéro 7, et toutes une ribambelle de bus en direction ou provenance du centre ville.
Dans ce fameux marché où rouleaux de linos, paillassons et papiers peints se disputent chacun un bout de trottoir, se cache une véritable caverne d’Ali Baba, au cœur d’un dédale de ruelles couvertes et sombres qui abritent les grossistes fournisseurs des boulangeries de la ville. Les trésors innombrables vont des moules à kouglof (déjà difficiles à trouver en France) jusqu’aux emporte-pièces de toutes tailles et de toutes formes, en passant par les poches à douille, les rouleaux à pâtissier et les couteaux de cuisine. Chez le marchand voisin, on dénichera à des prix défiants toute concurrence (surtout si l’on marchande un peu) de précieux ingrédients autrement introuvables tels que sucre glace, amandes effilées, noisettes en poudre, chocolat pâtissier (en lingot de 500g ou en pépites) et même, de la levure de boulangerie pour faire son pain maison !
Chargé(e) comme une mule
de victuailles en tout genre, il est maintenant temps de se poser un peu. Dans le bazar couvert d’à côté (광장시장), pas loin de l’entrée de la porte Est, vous accueillera une gentille dame qui tient boutique au stand numéro 13 (제천집). On pourra y déguster un excellent 왕순대 (boudin coréen de taille XXL) en entrée, suivi d’une soupe de nouilles chaude en hiver (국수) et froide en été (콩국수 ou 열무국수). Idéal avant de repartir se perdre dans les méandres de ces halles commerciales tentaculaires.
29 octobre 2006
Love dance
Spectacle de danse qui se joue actuellement dans une petite salle du quartier insomniaque de Daehangno, près du parc Marronnier, ce love dance est à comprendre au premier degré, comme l’illustre cette inénarrable danse des spermatozoïdes, course à l’ovule effrénée, point de départ de cette grande aventure qu’est la vie. Notre histoire met en scène un trio de deux garçons et une fille, d’abord camarades de jeux, puis adolescents rivaux, qui grandissent en découvrant le jeu de la séduction, forcément remporté par le plus danseur des deux. Mais c’était sans compter sur… bref, le conte est banal mais sa mise en scène est loin de l’être. Des chorographies fraîches, rythmées et souvent très hip-hop se succèdent à grande vitesse, à l’image de ces danseurs plein de pêche qui n’hésitent pas à faire participer le public lors d’interludes muets très Chaplin où les sentiments s’expriment par les gestes.
Au vue de la plastique de ces messieurs, il est conseillé de se préparer à une agression des tympans de la part des hordes de jeunes lycéennes qui composent 90% du public (du moins à vue d’oreille). Places assises déconseillées pour les timides : celles de devant bien entendu, mais personne dans la salle n’est vraiment à l’abri. (« 외국인도 오셨내요! »). Et avec Tour2Korea, des coupons de réduction disponibles jusqu’au 30 novembre pour une sortie idéale si l’on souhaite faire plaisir à sa petite sœur…
Love dance
Théâtre Algwahaek
Daehangno, Séoul
Station Hyehwa (ligne 4), sortie numéro 2
04 septembre 2006
Silence, on tourne !
Les conditions à réunir pour être autorisé à visiter la zone démilitarisée du 38ème parallèle vous semblent trop contraignantes ? Une alternative s’offre à vous : les studios de cinéma de Namyangju accueillent tous les jours (sauf le lundi) les visiteurs amateurs de septième art, de voyages dans le temps, ou tout simplement en quête de clichés originaux. Sur plus de 90 km² s’étale quatre grands décors extérieurs qui ont servi de toile de fond à de nombreux films, qu’ils soient contemporains, tels que Joint Security Area
de PARK Chan Wook, ou historiques, comme Ivre de Femmes et de Peinture de IM Kwon Taek, Duelist de LEE Myung Se, ainsi que le troisième film le plus populaire de toute l’histoire du cinéma coréen, The King and the Clown de LEE Jun Ik, pour ne citer qu’eux. On peut donc se promener de part et d’autre de la frontière nord-sud sans risque tout en appréciant dans ses moindres détails la reconstitution de la fameuse table des négociations, sobrement divisée en sa moitié. Derrière les murs en carton-pâte, les rues marchandes d’un petit village de l’époque de Choson s’offre au promeneur qui guettera au détour de ses ruelles la silhouette furtive de deux amants sabreurs. Au dessus, une effervescence sourd du village du peintre excentrique… chut ! Respectons les retrouvailles entre le réalisateur et ses décors qui abritent la trame d’un prochain (grand ?) film.
Retour dans le ventre des studios d'où filtrent les secrets de plateau du tournage de Wonderful Days dont les miniatures, aussi fascinantes que leurs pairs grandeur nature, nous transportent dans une toute autre dimension. Coulisses fantasmées qui enfin se dévoilent…
KOFIC Namyangju Studios
(site en anglais)
100, Sambong-ri, Joan-myun, Namyangju-si
Gyeonggi-do 472-872
Tél. +82 (0)31-579-0605
Fax +82 (0)31-579-0630


