Proverbes et maximes sont souvent révélateurs de la sagesse populaire d’un pays, et la nature impérissable de leur pertinence atteste irréfutablement du fait que les anciens savaient de quoi ils parlaient.

Dans son livre Quand on parle du loup… (Larousse, « Le Souffle des Mots »), Patricia Vigerie conclue avec un tour du monde des expressions animalières. La Corée n'est pas oubliée et l'on découvre ainsi que les coréens peuvent obliger un âne à traverser l’eau mais pas à en boire. Il est aussi bon de savoir que quand les baleines se battent, les crevettes ont le dos brisé  (ça marche aussi avec les requins et les écrevisses). Il faut également faire attention à l’écurie quand le cheval est perdu, et éviter de fouetter un cheval qui va aussi vite qu’il peut. En Occident, les murs peuvent avoir des oreilles mais en Corée, c’est l’oiseau qui entend ce qu’on dit dans la journée, et le rat ce qu’on dit la nuit.lievre

Le chien n’est pas en reste dans ce florilège d’expressions. En revanche, s’il est entre deux monastères, il ne reçoit rien. On dit aussi que le chiot d’un jour ne craint pas le tigre. Vivant, il (le chiot) est d’ailleurs plus utile qu’un ministre mort. Ah, douce ignorance de la grenouille qui ne pense pas qu’elle vient d’un têtard ! Et que dire du bonheur du lièvre, roi dans la vallée où il n’y a pas de tigres ! On plaint en revanche ce pauvre taureau qui, ayant souffert du soleil, tremble à la vue de la lune