Madame Choi

La Corée au quotidien...

03 juillet 2009

Traducteurs automatiques : quelques perles

Merci à tous pour vos gentils messages et surtout, pour votre patience ! En attendant que ce blog reprenne une activité normale, je vous propose une petite traduction trouvée sur un emballage de gâteaux coréens et que l’on m’a envoyée tout récemment (merci Polly).

Composant: la farine de ble, le riz visqueux, le sirop de mais,
le sucre, le petrole d'haricot de soja, cuisant la poudre

Euh… de quelle friandise peut-il bien s’agir ?

Pour y voir un peu plus clair, voici le texte anglais :

Ingredients: wheat flour, glutinous rice, corn syrup,
sugar, soybean oil, baking powder

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14 juin 2009

En congé-pouponnage

A la suite de l’arrivée de bébé Choi n°2, Maman Choi fait une pause. On se retrouve bientôt pour de nouveaux contes, dictons, anecdotes, commentaires… on verra bien !

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14 mai 2009

흥부 놀부 - L'histoire de deux frères et de leurs calebasses magiques

Il était une fois un vieil homme riche et généreux qui, au terme d’une vie bien remplie durant laquelle il travailla dur pour assurer à sa famille une vie aisée, fit appelé à son chevet ses deux fils, Nolbu l’aîné, et Hungbu le cadet. Il leur fit promettre de toujours être aimable envers leurs voisins et de continuer à vivre en harmonie, en se partageant la propriété et les terres qu’il leur léguait.

Néanmoins, après sa mort, Nolbu eu tôt fait d’oublier sa promesse et lui et sa femme se mirent à traiter Hungbu et sa famille en domestiques, leur infligeant des tâches toujours plus pénibles. Un beau jour, prétextant une discorde entre les deux épouses, Nolbu finit par chasser son frère de la maison.

Hungbu s’en alla donc avec sa femme et ses enfants, sans un mot. Après avoir errer toute la journée dans la campagne, ils se réfugièrent dans une grotte pour y passer la nuit. Dès le lendemain, Hungbu retroussa ses manches et se mit en devoir de leur bâtir une nouvelle demeure. Construit à partir de tiges de maïs séchées, de bambou et d’argile, l’humble cabanon était petit et inconfortable, mais personne ne s’en plaint. Ils vécurent donc ainsi, travaillant la terre et récoltant les baies et champignons des montagnes avoisinantes. L’hiver s’en vint, puis fit place au printemps.

Un beau jour, un couple d’hirondelle vint construire son nid sous le toit en paille de leur hutte. Le cri des oisillons résonna bientôt dans la maison de la famille de Hungbu. Malheureusement, un serpent affamé qui passait par là en fit un jour son repas. Hungbu ne peut sauver qu’un seul oiseau, qui était tombé du nid et gisait, la patte cassée, dans la cour. Il soigna l’animal et le remit dans son nid.

A l’automne, l’hirondelle s’en alla pour revenir au printemps suivant, avec un cadeau particulier. En effet, à son retour, l’oiseau fit tomber aux pieds de Hungbu une graine blanche. Celui-ci, intrigué, décida de la planter dans le jardin. Une petite pousse apparue bientôt et au bout de quelques semaines, la plante fut en fleur. Hungbu et son épouse eurent un jour l’agréable surprise de voir mûrir cinq grosses calebasses. Ils se réjouirent à l’idée de déguster leur pulpe avant de les sécher pour en faire de belles louches qu’ils iraient ensuite vendre au marché.

Mais le jour où ils décidèrent d’ouvrir le premier de ces gros fruits mûrs, qu'elle ne fut pas leur surprise de voir soudain surgir non pas de la pulpe mais une pile d’or, d’argent et de pierres précieuses. La deuxième calebasse fut toute aussi généreuse et fit apparaître sous leurs yeux ébahis une belle résidence princière. La troisième gourde se mit à déverser de précieux tissus de soie et de brocart. A l’ouverture de la quatrième gourde, d’innombrables sacs de riz s’entassèrent à leurs pieds. Lorsque le dernier de ces fruits magiques fut ouvert, une armée de domestiques s’avança pour saluer Hungbu et sa famille et se mettre à leur service.

La nouvelle de la bonne fortune de Hungbu arriva bientôt aux oreilles de son frère qui, au lieu de s’en réjouir, en éprouva une grande jalousie. Il trouva bientôt un nid d’hirondelle qu’il détruit d’un jet de pierre. L’oiseau tomba à terre, blessé. Nolbu s’en saisi pour le soigner hâtivement avant de le relâcher en criant : « Allez, va-t-en maintenant et dépêche-toi de me rapporter à moi aussi une de tes graines magiques ! »

divers_004Et au printemps suivant, l’hirondelle ne manqua pas de faire tomber aux pieds de Nolbu une autre graine blanche. Ce dernier se hâta de la planter. A peine les fruits mûrs, il fit appeler sa femme et tous deux entaillèrent la première calebasse avec frénésie. Alors qu’ils s’attendaient à voir jaillir des richesses, ils furent soudain agressés par une horde d’insectes, de crapauds et de serpents. Nolbu ne baissa pas les bras et se dit qu’ils auraient peut-être plus de chance avec la deuxième gourde. Ses espoirs furent vite déçus tandis qu’une armée de petits diablotins se mit à leur poursuite en faisant tournoyer des massues.

Tout homme raisonnable s’en serait tenu à cela. Mais la convoitise de Nolbu était telle qu’il ne put s’empêcher d’ouvrir un troisième fruit. C’est un déluge de vase qui s’abattit alors sur eux, emportant tout sur son passage, y compris leur maison. Ayant tout perdu, jusqu’à son orgueil, Nolbu se présenta, honteux, devant son frère qui l’accueilli, lui et sa famille, à bras ouverts. Après les avoir nourris et réconfortés, Hungbu les invita à venir vivre sous son toit, sa demeure étant suffisamment spacieuse pour loger confortablement leur deux familles. Ainsi les deux frères furent-ils réunis et leurs familles vécurent heureuses et en harmonie, selon les vœux du grand-père.

Texte adapté du livre :
Two Brothers and Their Magic Gourds
Seoul International Publishing House (1986)

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03 mai 2009

허수아비들의 땅 – Land of Scarecrows

landofscarecrowsDe tristes épouvantails régnant sans conviction sur une terre morte, un panneau "Défense d’Entrer" pas très convaincant, une tortue engluée dans de la vase noire… plus qu’une plaie dans le paysage, la décharge s’avère d’une toxicité perfide, infligeant d’étranges blessures aux habitants des environs, qui vont de simples démangeaisons à des dérèglement hormonaux. Dans cette campagne abandonnée, quelques bandeaux publicitaires vendent un peu de rêve, faisant l’éloge des mariages avec des filles d’Asie du Sud-Est. Jang Ji-suk, qui se croit homme emprisonné dans le corps d’une femme et dont l’épouse vient de le quitter, finit un jour par céder au besoin de combler sa solitude et s’envole pour les Philippines. Sur place, Rain Lopez, une jeune philippine, aimerait bien rencontrer le prince charmant coréen…

Deuxième opus du réalisateur Roh Gyeong-Tae (dont le premier film est sorti l'année dernière en France), cette Terre des Épouvantails est l’un des quatre long-métrages coréens à avoir été invités à Cannes cette année, où il sera diffusé dans le cadre de la programmation de l’ACID. Creux et prétentieux pour certains, poétique et visuel pour d’autres, ce film partage, peut-être à cause de son fragile équilibre, oscillant sans cesse entre espoir et défaitisme, candeur et perversité. Dans ce monde détraqué où tout le monde possède une opinion mais où personne n’apporte de solution, Rain semble être la seule à y voir clair. Désenchantée, elle se résigne à abandonner son rêve qui va pourtant se concrétiser de façon inattendue. Ne pas résister aux assauts du destin qui s’acharne souvent injustement, souffrir les tours parfois cruels qu’il peut nous jouer sans chercher à comprendre, serait-ce là la clé d’un certain bonheur, ou du moins, d’une paix intérieure ? Jang Ji-suk, qui finit par embrasser sa féminité, fera elle aussi une heureuse retrouvaille… un happy end certes hésitant mais néanmoins happy.

Titre en coréen : 허수아비들의 땅
Titre en anglais : Land of Scarecrows
Durée : 88 minutes
Réalisateur : Roh Gyeong-Tae
Date de sortie (Corée) : 30 avril 2009
Récompenses : New Currents Award (PIFF 2008) ; Kodak Award (SIFF 2008)

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26 avril 2009

Kilsangsa – un temple en ville

Les cerisiers ont beau avoir perdu leurs fleurs, les arbres n’en sont pas moins colorés pour autant avec leurs guirlandes de lanternes bariolées, invitation à fêter le festival des Lanternes de Lotus qui précède d’une semaine l’anniversaire du Bouddha, jour férié national célébré cette année le 2 mai. Clou du spectacle, la parade des lanternes qui aura lieu ce soir (à partir de 19H et jusqu’à 21H30) et qui illuminera de ces 100 000 luminaires l’avenue de Jongno. Ceux qui préfèrent éviter la foule peuvent toujours se rendre dans l’un des autres temples de la capitale, comme celui de Kilsang, au cœur du quartier résidentiel des ambassadeurs, à proximité du palais Gyeongbok. Visite guidée avec bébé Choi :

kilsangsa01

Première constatation, le bâtiment principal n’a pas vraiment l’air d’un temple, mais plutôt l’allure d’une maison traditionnelle, et pour cause : il s’agissait autrefois d’un restaurant du nom de Daeweongak (대원각), très populaire auprès des personnalités politiques et des différents présidents qui se sont succédés à la maison bleue (nom de la résidence du chef de l’état coréen, située de l’autre côté du même palais Gyeongbok) jusque dans les années 80. C’est en 1987 que la propriétaire du lieu, Madame Kim Yeong-han, fit part de son souhait de faire don de son bien aux moines bouddhistes. Son vœu sera exaucé dix ans plus tard, le 14 décembre 1997 très exactement, date du premier service bouddhiste célébré dans cette ancienne brasserie convertie.

Surtout, ne pas oublier de se déchausser avant d’entrer saluer Bouddha.

kilsangsa02

En douze ans, le lieu s’est enrichi de plusieurs nouveaux bâtiments (salle de conférence, bibliothèque, second temple, et même une « annexe » en région parisienne…) mais sa particularité reste son esprit d’accueil, car Kilsangsa se veut un endroit ouvert à tous et où chacun puisse y trouver un peu de sérénité, sans avoir à se convertir au bouddhisme. Nombreux sont donc ceux qui viennent simplement s’y promener, y pique-niquer, y boire une tasse de thé dans le petit salon prévu à cet effet...

Site Internet :

http://www.kilsangsa.or.kr/

Adresse en France :

KIL SANG SA Maison de Méditation
Association Bouddhique Coréenne
32 rue du Petit Bois
77200 Torcy
Tél. : 01 60 17 39 59

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20 avril 2009

Des fleurs ou des garçons ?

Depuis quelques mois déjà, les gradins des compétitions sportives (ou autre) se remplissent régulièrement d’étranges slogans (« 꽃보다 xxx ») ; les magazines de mode ne parlent plus que du style preppy ; les coiffeurs ne connaissent plus que la coupe à la « Gu Jun-pyo » ; les boulangeries voient leur vente de petits gâteaux à l’effigie du même Gu Jun-pyo s’envoler tandis que les jeunes couples se ruent vers les destinations ensoleillées de la Nouvelle Calédonie pour un pèlerinage romantique (via Upi Bay, Kanumera Bay, Oro Bay, ou encore l’Île des Pins). Mais de quoi parle donc Madame Choi ? De ces quatre garçons (dans le vent) qui ont envahi le petit écran en même temps que le cœur des millions de jeunes coréennes qui ont suivi leurs aventures (amoureuses) depuis janvier, dans la série 꽃보다남자Boys over Flowers ») produite par KBS. Dès les premiers épisodes, les fans répondent présents et l’audimat explose – prouvant une fois de plus que les histoires de Cendrillon feront encore et toujours recettes auprès des adolescentes. Le concept nous vient du Japon où le manga du même nom, composé de quelques 37 volumes (!) était déjà un best-seller avant de devenir une série télévisée.

boysoverflowersL’histoire, elle, est toujours la même (pourquoi changer une équipe qui gagne ?). A la base du succès de cette franchise, quatre lycéens aux allures de playboys surnommés les F4. Madame Choi a d’abord cru naïvement qu’il s’agissait peut-être là d’une allusion aux Fantastic Four. Que nenni ! F4 veut tout simplement dire « Flower Four », une expression qui peut faire sourire, mais il faut savoir qu’en Corée (et peut-être aussi au Japon ?), on octroie bien souvent au joli garçon le surnom de 꽃미남  (« beau comme une fleur », ou comme un cœur dirons-nous plutôt en français.) Mais ces F4 possèdent bien d’autres atouts que leur seul apparence : tous héritiers de puissants chaebols, ils sont riches à ne plus savoir que faire de leur argent de poche, qu’ils dépensent en vêtements griffés (car ils sont bien entendu dispensés de porter l’uniforme du lycée, celui-ci appartenant au groupe Shinhwa dont Gu Jun-pyo, chef de notre petite bande d'apprentis gentlemans, n’est autre que le successeur.) Leur passe-temps favori : bizuter les nouveaux élèves par le biais de sous-fifres entièrement acquis à leur cause. C’est là qu’intervient notre Cendrillon, Jan-di, jeune fille de modestes origines et justicière des opprimés, qui, par un heureux concours de circonstances, va être admise dans le prestigieux lycée. L’arrivée de cette « roturière » ne passe pas inaperçue. S’attirant d’abord les foudres des F4, elle va peu à peu susciter l’intérêt de Jun-pyo (le prince charmant de l’histoire), déconcerté par cette fille qui semble insensible à ses charmes (bien enfouis sous son caractère de cochon.) Ayant toujours obtenu ce qu’il voulait, il se met donc en tête de la conquérir…

Depuis la diffusion des 25 épisodes qui composent la série, les parodies se multiplient tandis que les publicitaires font les yeux doux à nos jeunes acteurs, devenus stars du jour au lendemain. (Deux d’entre eux ont d’ailleurs été récompensés lors des derniers Baeksang Arts Awards.) Le tournage ne fut pourtant pas de tout repos et connu son lot de drames : accident de voiture causé par des fans hystériques, suicide de l’une des actrices… des incidents peu banals qui ont alimenté les chroniques de la presse people et des émissions de divertissement qui en ont fait leurs choux gras.  La médaille n’en semble pas ternie pour autant et l’on risque fort de devoir subir des rediffusions jusqu’à l’année prochaine. Autant donc se laisser porter par la vague et se préparer à épater ses amis coréens lors de la prochaine soirée noraebang, en s’égosillant sur le générique de cette série déjà culte :


[MV] T-Max - Paradise (Boys Over Flowers OST)
envoyé par Rinoa_Selphie

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13 avril 2009

Décryptage d’importants petits caractères

A la suite des quelques scandales alimentaires qui ont éclaté l’année passée concernant essentiellement des produits exportés de Chine pouvant contenir de la mélamine (Zen Kimchi en a fait une liste), il semblerait que l’on soit tous devenu plus regardant quant à la provenance des aliments que l’on ingurgite. Voilà donc Madame Choi qui, machinalement, se met à inspecter les produits de son caddie sous toutes les coutures, à la recherche du mot magique : 국산 (ou encore 국내산), label clé qui orne les produits domestiques (car le made in Korea reste une valeur sûre).

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Coree_divers_005Difficile cependant de fuir le 중국산 (« provenance : Chine »), petite inscription qui s’insinue bien souvent, et de façon insidieuse, dans la liste des ingrédients de nos fameuses dosettes. Certains fabricants n’ont d’ailleurs aucun scrupule à libeller leurs boîtes « Korean Ginseng Tea » alors que l’ingrédient principal – qui n’entre, il est vrai, qu’à hauteur de 3 à 10% (dans le meilleur des cas) dans la composition des fameux granulés – est importé de l’empire du milieu…

Quant au 수입산  (« produit importé »), il nous laisse perplexe et dans le flou le plus total quand à l’origine de la chose que l’on sait importée, oui, mais d’où ? Mystère…

Au restaurant, les menus reflètent le grand duel 미국산 vs 한우, qui oppose le bœuf américain (dont les coréens se méfient mais qui possède l’avantage du prix) et le Hanu, bœuf né, élevé et abattu en Corée. On ne sait pas à quoi ce dernier est nourri mais sa viande est un vrai produit de luxe que l’on réserve aux tables d’offrandes et aux invités de marque.

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Posté par madamechoi à 13:54 - Parlez-vous (bien) le Hangukmal ? - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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22 mars 2009

Parce qu’il n’y a pas que le Earl Grey dans la vie

A la suite de quelques soucis d’ordre informatique, ce blog a connu une interruption momentanée de ses publications tout à fait indépendante de la volonté de son auteur. On va donc tâcher de rattraper le temps perdu avec un dernier billet sur le thème (apprécié semble-t-il) du thé, entre autres boissons.

N’allez pas croire, à la lecture du précédent message, que les coréens passent leurs Coree2008_031journées dans la cuisine à préparer une tasse de ces élixirs miraculeux que sont les infusions aux plantes, racines et fruits. En effet, il faut savoir que la Corée est un pays de dosettes (entre autres choses). Il y en a de toutes les tailles, couleurs, goûts… ; du café au thé en passant par les infusions fruités et les granules de ginseng. Finit le dosage à la petite cuillère du sucre ou du lait. La dosette contient tout ce dont vous avez besoin, à l’exception de l’eau chaude. « Oui, mais si on aime son thé corsé… ? » Pas de soucis : ces dosettes sont numérotées de 1 à 10, selon leur « condensé. »  « D’accord, mais si on aime son café noir ? » Dans ce cas-là, les dosettes ne sont pas faites pour vous.

Amateurs de nouvelles saveurs, laissez-vous tenter par le thé à la larme-de-job (céréale que l’on appelle yulmu en coréen),  une boisson épaisse au gout très 고소하다.

Une fois que vous avez rempli votre caddie de cette géniale invention qu’est la dosette (qui n’est malheureusement pas dépourvue de défaut, food_129mais nous en reparlerons), je vous conseille de poursuivre la visite de votre supermarché jusqu’à ce que vous trouviez un rayon rempli de pots de confitures (en apparence.) Confectionnés comme des marmelades (1 mesure de fruits pour 1 mesure de sucre, additionnée éventuellement de miel), ces thés fruités ultra-sucrés se dégusteraient presque à la petite cuillère. Parmi les grands favoris, le thé au yuja (ou yuzu), un agrume mi-orange mi-citron qui, en cuisine, remplace aisément les écorces d’orange confites ; le thé au mogwa (fruit du cognassier de Chine proche de notre coing) que Louline et Jinnie semblent particulièrement apprécier ; ou encore, le thé au maesil (fruit de l’abricotier du Japon que l’on appelle umé), délicieusement acidulée. Et oui. Il n’y a pas que du thé vert en Corée.

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